Les propriétaires et gestionnaires forestiers publics et
privés l'ont affirmé haut et fort lors du Conseil
supérieur de la forêt du 28 février
2007, présidé par M. Bussereau, ministre de
l'Agriculture : ils sont prêts à s'engager dans le
développement de l'offre de bois pour contribuer au
développement de la filière par un approvisionnement
régulier et compétitif. Et cela en favorisant la
mobilisation de la ressource dans les peuplements
sous-exploités.
Le « plan de mobilisation de la forêt française » énoncé par Henri Plauche-Gillon s'organise autour de quatre axes.
Le premier est d'identifier les besoins et gisements mobilisables. L'ONF confirme à cet égard qu'entre 6,8 et 7,5 Mm3 issus des forêts domaniales seront mis en marché d'ici 2011 et les communes forestières augmenteront en moyenne leurs délivrances de bois de 150 000 m3 par an sur la même période. Globalement et à moyen terme, les producteurs de bois estiment que 10 à 20 Mm3 sont plus ou moins directement mobilisables.
Les trois autres axes visent à donner envie aux propriétaires d'exploiter leurs bois, à améliorer les conditions de l'exploitation et la logistique forestière et à ancrer les actions menées pour accroître cette mobilisation des bois dans les territoires.
Les chartes forestières de territoire, les schémas stratégiques forestiers de massifs et les plans de développement de massifs constituent les creusets pour mettre en ?uvre ce plan de mobilisation. Les actions pourront en être financées pour partie par la CVO (communication, animation) et nécessitent des concours publics.
Dominique Bussereau a salué ce plan de France Forêts comme une contribution à l'objectif fixé par le programme forestier national d'accroître la récolte de bois. Le ministre a souligné également qu'il voulait voir dans la tension sur la demande l'expression du dynamisme de la filière. Il a précisé que, dans le cadre du PDRH, 10M? par an seront affectés à la desserte forestière et que 8,5M? seront alloués aux entreprises de récolte. La prorogation en 2007 de la circulaire d'août 2005 apportant une aide à certains travaux sylvicoles et de mobilisation des bois en montagne a été annoncée.
Lors des débats qui ont suivi, Jean-Claude Monin a plaidé pour l'existence d'une seule interprofession, au sein de laquelle se retrouveraient tous les acteurs faisant ainsi preuve d'une réelle solidarité.
Dominique Bussereau a choisi l'opportunité de ce conseil pour dévoiler le plan de relance de la compétitivité des scieries, conforme aux orientations prises en mars 2006. Ces mesures visent notamment à stimuler les investissements des scieries, afin qu'elles répondent mieux aux demandes des marchés.
Les aides aux investissements vont passer de 4M? en 2006 à 10 M? en 2007 et seront maintenues à ce niveau en 2008 et 2009. Les conditions d'octroi n'ont pas encore été publiées ; les projets collectifs seront privilégiés sans plus de précision.
La fédération nationale du bois a pris acte de l'augmentation de l'enveloppe, mais attend de connaître les règles d'application de ces mesures pour se prononcer. Son président a fait part de sa déception de ne pas trouver d'outil fiscal (provision pour investissement) correspondant à leurs attentes.
En outre, une convention entre la FNB et le
groupe OSEO (établissement apportant son appui au
développement des PME) a été signée. Elle
favorise les échanges d'informations et un partenariat
stratégique (aides à l'innovation, garanties)
destiné notamment à faciliter les relations entre les
scieries et leurs banques.